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Yoga pour enfants et adultes

Yoga pour enfants et adultes

École de yoga. Bols chantants. Méditation. Tantra. Contact: yogajp@laposte.net

Catégorie : Tantra - Bouddhisme - Tao

Les enseignements de Shiva et Shakti dans l'Union tantrique

yogidra — Tantra - Bouddhisme - Tao


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                                                                        Tantra des Energies


En haut du mont Méru, Shiva l' être de conscience et Shakti, l'énergie sensuelle contemplent le Monde et échangent dans une extase éternelle, la saveur de la paix et les secrets de l'Univers.
Enlancée par son amant, la Déesse tourne son visage vers lui et demande:

" Shiva, voudrais-tu me révéler pour le bénéfice de l'humanité, quelques uns des secrets de l'a sexualité et de l'énergie?
Peux-tu me dire quelles sont les origines de la Vie, et ce que signifie la transcendance de ses énergies?"

Avec un regard plein d'amour, Shiva étreint plus profodément encore la sublime Déesse et lui dit:

"La Force créatrice se manifeste dans tout le côté droit du corps, dans le canal solaire que l'on nomme Pingala.
Elle met au Monde tous les êtres, toutes les tendances, toutes les pensées, tous les objets, tous les événements.
Elle est soleil, dilatation, agressivité ou arrogance.
Elle est patriarcale, mondaine et logique.

La force Conservatrice se manifeste dans le nadi Ida, à gauche de notre corps.
Matriarcale et intuitive, elle est l'eau et la lune, la contraction et sagesse.
C'est l'érotisme trouvé en tout objet, substance d'initiation, spontanéité de l'amour désintéressé, de la joie intemporelle et inconditionnelle.


La force Destructrice se manifeste au centre de l'être humain, dans le nadi Sushumna, la Saraswati d'agni.
Elle est le feu, l'arrêt du souffle,le vide, la mort.
C'est le lieu de l'extase et de la connaissance.
De là se dresse Ananta, le serpent endormi sur le froid océan de l'inconscience.

Ces trois forces forment une triade, un triangle pénétré par le linga en érection, se dressant d'un fondement stable.
L'action d'un de ces pôles engendre la réaction des autres, ainsi l'aliment  (créateur) appelle la boisson (conservatrice) et le souffle (destructeur)"

Ainsi, ce fut dit, les amants se laissant aller à la jouissance en l'autre, comme les dualités se fondent dans l'Unité.

Le mala

yogidra — Tantra - Bouddhisme - Tao

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Le mala (tengwa, en tibétain, Look-Pakam en Thaï) est le chapelet Bouddhiste, fidèle compagnon du pratiquant qui le tient souvent à la main, enroulé autour du poignet ou autour de son cou comme un collier.

Le mot mala signifie en sanskrit « collier de fleurs » ou « guirlande de perles ». Il s’agit d’un chapelet regroupant 108 perles pouvant symboliser selon les pays:
- les 108 épreuves qu’a subi le Bouddha pour atteindre l’illumination et les 108 noms du Bouddha
- les 108 passions que doit surmonter le fidèle afin de se rapprocher de son idéal de méditation et d’ascétisme.
- Les 108 mudra (gestes rituels) dans le Tantra.
- Les 108 positions corporelles dans le Yoga.
- Les 108 feux allumés au Japon dans les cérémonies du culte des morts. - Les 108 tombeaux extérieurs, au mont Hiei près de Kyoto, au Japon.

Ces 108 grains du chapelet Bouddhiste proviendraient de la somme des 12 mois, des 24 arrangements dans lesquels le calendrier solaire a été divisé, et les 72 divisions de l'année chinoise en périodes de 5 jours: 12 + 24 + 72 = 108.
Selon une autre tradition fort ancienne en Orient, l'importance du chiffre 108 dériverait de 10800 qui multiplie le nombre de moments dans l'année et le nombre de versets dans le Rig-Veda -

Il existe, en Orient, 108 faiblesses, telles que l'illusion, les désirs, la haine, l'attachement, l'orgueil, etc... qui correspondent aux 108 grains du chapelet bouddhiste. Ces 108 faiblesses sont appelées les 108 liens karmiques.

- Après la mort du Bouddha, Padma-Sambhava, le grand gourou tibétain qui rétablit l'ésotérisme au Tibet, aurait caché et préservé les 108 écrits les plus sacrés qui lui furent révélés dans les mondes célestes - archive akashiques - dans le monde des hommes et le Royaume des Nâgas - ou des adeptes. Il les cacha à la frontière du Népal au Nord du Tibet.

- Dans l'Hindouisme, il y a 108 représentations des poses - danses sacrées - du Nastya Shastra, il y a 108 Upanishads, 108 noms de Vishnou dans le Mahabharata et 108 noms pour Shiva."

Les différentes parties d'un mala Tibétain ont chacune une signification symbolique précise :
1 La plus grosse perle ou "bille de tête" (souvent en ivoire ou en os) représente la connaissance de la vacuité.
2. Le petit cône qui la surmonte est le symbole de la vacuité elle-même.
3. Le cordon sur lequel les grains sont enfilés doit, théoriquement, être composé d'une tresse de plusieurs fils: trois fils symbolisant les "trois Corps" d'un Bouddha (Corps Absolu, Corps de Gloire et Corps d'Emanation), cinq fils de couleurs symbolisant les "cinq sagesses" ou les "cinq familles" de Bouddhas, et enfin neuf fils symbolisant le Bouddha primordial Vajradhara et les huit grands Bodhisattvas. Dans la pratique on trouve souvent seulement un ou deux fils...
4. Le compteur terminé par un dordje, représente les moyens habiles et la compassion.

On tient toujours le mala de la main gauche, faisant glisser les grains sur l'index à l'aide du pouce. On l'égrène en tirant les grains vers soi, symbolisant ainsi que l'on tire les êtres hors de la souffrance et que l'on accumule le Karma positif lors de la pratiquesaraswati2.jpg

Les 5 piliers du temple Yoga

yogidra — Tantra - Bouddhisme - Tao

 

Les 5 piliers du temple Yoga

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1. Asanas. Les postures. De l'usage du bol.

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Les postures du Yoga ont chacune des effets intéressants sur tel ou tel organe ou sur tout le système nerveux végétatif (qui commande le fonctionnement de nos organes). Pour chaque posture, il existe une contre-posture, de telle sorte que leur usage au cours d'une même séance sollicite tel ou tel ensemble organique dans deux sens opposés ; le résultat final étant une équilibration. L'effet global du Yoga est un renforcement de l'homéostasie physiologique et psychologique.
Les asanas permettent par ailleurs de laisser le prâna ( énergie) circuler librement.

Pour rester centré sur la mesure du matra et du gathika, j'utilise entre chaque asana le son d'un bol tibétain.
Répété 5 fois, il invite à ralentir le rythme et à se recentrer.
En padmasana, le bol permet de pratiquer moolhabandha et ashvinimudra sans y joindre de respiration.
Enfin certaines asanas débutent par 5 sons d'un bol placé sur le pubis ou l'abdomen. Apaisement garanti!




2. Prânâyâma. Le souffle

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Prana est comme une brume lumineuse et aromatique, qui monte de sa réserve, dans moolhadhara, jusqu'au sommet de Sushumna et même au-delà, en se diffusant dans les chakras, dans les nadis, au coeur même des granthis et dans chaque organe physiologique du corps grossier.

Le pranayama est la clé du Yoga, il donne la possibilité d'accéder au plan de l'énergie hors du temps et de l'espace. Le pranayama permet de révéler les secrets des postures par la perception subtile des centres d'énergies mis en lumière pendant la pratique par le fait qu’il véhicule l'esprit et la conscience.
Le pranayama est donc la maîtrise de la respiration et la porte d'accès au souffle, à l'énergie de la vie (Prana). Le souffle et la respiration ne sont pas de même nature. La respiration est la manifestation physique, "grossière", du souffle.
Pour maîtriser les différents souffles dans son corps (Prâna, Apâna, Samâna, Udâna, Vyâna, Nâga, Kûrma, Krikâla, Devadatta, et Dhananjaya) le pratiquant va commencer par maîtriser sa respiration, puis il devra découvrir les canaux/nadis (Idâ, Pingalâ, Sushumnâ ...) dans lesquels circulent ses souffles, ainsi aura t il une vision précise de son corps énergétique.

Le Prana se diffuse pendant la suspension du souffle ou son arrêt, de ce fait la majeure partie des techniques de Pranayama proposent de travailler sur des arrêts du souffle (kumbaka) à vide (recentrage des énergies) ou a plein (expansion des énergies).
Pranayama tend à diminuer progressivement la quantité d'air nécessaire à la respiration pneumatique, pour libérer le souffle subtil.


3.Pratyahara. La concentration

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Dans le chapitre II sūtra 54 des Yogasūtra intitulé Sādhana pāda, Patañjali défini Pratyāhāra comme « Le contact avec leurs propres objets étant futile, les sens (demeurant à leur propre place respective) comme imitant la nature du citta, cela est pratyāhāra ».
L'on peut améliorer son recentrage, sa concentration et diminuer le rythme effréné des pensées (kalas) par la concentration sur un objet ( Tratak, Yantra, Mantra, Son de bol...). Ceci est Dharana.
Au stade supérieur, on passe à l'observation sans objet, la contemplation de Dhyana.
Enfin, avec beaucoup d'entraînement, on peut accéder à la fusion avec l'Un, le lien équanime, Samadhi.


4. Nidra. L'observation des rêves

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Yoga-nidra signifie “sommeil yoguique”. C’est une branche du Yoga particulièrement riche et originale, constituée essentiellement par l’apprentissage d’un état original de conscience ou quatrième état de conscience ( état de Turya qui succède à la veille – Jagrât, au rêve- Svapna de Vishnu- et au sommeil profond- état de conscience pure de Shiva). On peut considérer Nidra comme une variante de l’état de transe des chamans. Cette technique très ancienne est décrite dans les traités des Tantras et a été transmise par les Yogis depuis des temps immémoriaux. La plus grande partie du Hatha-Yoga est en effet tantrique  dans le bon sens du terme.
En vérité, il s'agit d accéder à une attitude d'observateur de notre sommeil et de nos rêves afin d'en apprécier les contenus (samskaras/samsara/karma) qui fondent notre personnalité.
Pour 'rêver éveillé' on s'entraîne à poser des balises dans le sommeil ( visualisation de flammes, souffles spéciaux avec l'une ou l'autre narine...) qu'il s'agira de repérer dans le sommeil.
L'on peut également thématiser les futurs rêves en leur donnant rendez-vous ( animal-totem, rêver du mort...).

5. Savasana sophronique. La détente

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L’état sophronique est un état particulier induit par la pratique de la relaxation dynamique, c’est-à-dire par un abaissement volontaire de l’acuité du niveau de conscience, plaçant le sujet dans une situation proche du sommeil. Cette mise en condition particulière provoque un relâchement des tensions corporelles, se produit une descente quantitative de l’activité. A l’approche de la frontière de l’endormissement, alors que l’activité mentale est presque neutre, se produit un phénomène de détente, de décontraction de la quasi totalité des muscles du corps. Dans la phase suivante, se produit une déconnexion du mental par rapport aux organes des sen s (ouïe, odorat, vision et toucher), c’est le sommeil. Si l’on arrête le processus juste avant la phase de sommeil, on arrive à l’état de relaxation sophronique. Dans la pratique de la sophrologie, on induit cet état particulier,en le contrôlant, en évitant que l’état de vigilance ne disparaisse et que le sujet plonge dans le sommeil, La pratique sophrologique est basée sur l’interaction qu’il y a entre le mental et le physique, à savoir qu’une détente physique provoque une détente du mental et inversement.

On peut alors 'descendre' vers les koshas plus subtils.
D'abord Pranamayakosha, le corps d'énergie, que l'on va faire vibrer par des souffles très lents et subtils;
puis de la même façon se déchire les voiles de Mannamayakosha, le corps mental où résidents les 'noeuds' (granthis) primordiaux, et les tendances individuelles ou archétypales.
On vide alors les granthis comme des bassins d'eaux putrides et, les rideaux écartés, on y laisse couler le vécu de chaque Chakra.yoga lotus photo sculpture photosculpture-p1536126166721145

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