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Yoga pour enfants et adultes

Yoga pour enfants et adultes

École de yoga. Bols chantants. Méditation. Tantra. Contact: yogajp@laposte.net

Catégorie : Conte

Le colibri, histoire de feu et de modestie.

Marie — Conte
Le colibri, histoire de feu et de modestie.

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.

Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Pierre Rabhi

Le colibri, histoire de feu et de modestie.

Béquilles... un conte philosophique par Marie

Marie — conte
Béquilles... un conte philosophique par Marie

Le roi tomba de cheval, se blessa gravement et perdit l’usage de ses jambes.

Il apprit donc à circuler avec des béquilles, mais supportait mal son invalidité.

Voir autour de lui les gens de sa cour valides lui devint bientôt insupportable.

« Puisque je ne peux pas être semblable aux autres, se dit-il, chacun sera semblable à moi. »

Il fit donc publier dans ses villes et villages l’ordre définitif que chacun s’embéquille, sous peine de mort immédiate.

Du jour au lendemain, le royaume entier fut peuplé d’humains invalidés.

Au début, quelques provocateurs sortirent au grand jour sans aucun support.

Béquilles... un conte philosophique par Marie

Il fut certes difficile de les rattraper en courant, mais tous furent un jour ou l’autre arrêtés, condamnés et exécutés pour l’exemple.

Afin d’assurer la sécurité de leurs enfants, les mères enseignèrent d’emblée à leurs bambins à marcher avec des béquilles.

 

Il fallait s’y faire, on s’y fit.

 

Le roi vécu très vieux. Plusieurs générations naquirent sans jamais voir personne circuler librement sur deux jambes.

Les anciens disparurent sans rien dire de leurs lointaines promenades, sans oser ensemencer dans l’esprit de leurs enfants et petits-enfants le dangereux désir d’une marche indépendante.

Béquilles... un conte philosophique par Marie

A la mort du roi, quelques vieillards tentèrent de se libérer des béquilles, mais il était trop tard, leurs corps usés en avaient besoin désormais.

 

Ils eurent beau expliquer, on les considéra de haut, avec l’indulgence accordée aux radoteurs.

- Mais oui, grand-père, allons, c’était sans doute au temps où le bec des poulets était orné de dents !

Béquilles... un conte philosophique par Marie

Loin, dans la montagne, vivait un solide vieillard.

Il n’avait jamais utilisé les béquilles chez lui ou seul dans la nature.

Il sortit vaillamment sur la place du village, se dressa devant les villageois médusés :

- Ecoutez-moi, il faut retrouver notre liberté de mouvement, le roi invalide est mort, maintenant. Demandons que la loi soit abrogée.

Les gens essayèrent d’avancer sans béquilles. Il y eut des rires, des chutes et quelques membres cassés car les muscles des jambes et des dos n’avaient jamais appris à porter les corps.

Le chef de la police intervint :

- Arrêtez ! C’est trop dangereux. Toi l’ancien, va vendre tes talents dans les foires. Il est clair que les humains ne sont pas faits pour marcher sans béquilles ! Vois ce que ta folie a provoqué de plaies, de bosses et de fractures !

Laisse-nous vivre normalement. Disparais, et si tu veux vivre tranquille, ne tente plus de dévoyer cette belle jeunesse !

A la veillée, on raconte que des petits groupes de personnes

qui ne semblent pas fous, prétendent marcher seuls, sans béquilles.

C’est invérifiable.

Ce sont des contes.

 

 

Extrait de « contes des sages de l’Inde », de Martine Quentric-Séguy

Béquilles... un conte philosophique par Marie

La colère....un conte Indien par Marie

Marie — Conte
La colère....un conte Indien par Marie

Un sage hindou qui était en visite au Gange pour prendre un bain a remarqué un groupe de personnes criant de colère les uns après les autres.

Il se tourna vers ses disciples, sourit et demanda :

 

- Savez-vous pourquoi les gens crient les uns sur les autres lorsqu’ils sont en colère ?

 

Les disciples y pensèrent pendant un moment et l’un d’eux dit :

- C’est parce que nous perdons notre calme, que nous crions.

 

- Mais pourquoi criez-vous quand l’autre personne est juste à côté de vous ? demanda le guide. Pourriez-vous tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d’une manière plus douce ?

La colère....un conte Indien par Marie

Lorsqu’aucune des réponses des disciples ne furent suffisamment satisfaisantes pour le sage, il expliqua finalement :

 

- Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, ils doivent crier, car sinon ils sont incapables de s’entendre l’un et l’autre. Plus ils sont en colère et plus ils auront besoin de crier fort pour s’entendre l’un et l’autre pour arriver à couvrir cette grande distance.

 

Qu’est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent en amour ? Ils ne crient pas à l’autre, mais ils se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible. Quand ils s’aiment encore plus, que se produit-il ? Ils ne se parlent pas, ils chuchotent et obtiennent encore plus de proximité et plus d’amour.

Enfin vient un moment où ils n’ont même plus besoin de chuchoter, ils se regardent seulement l’un et l’autre et se comprennent.

La colère....un conte Indien par Marie

Puis il regarda ses disciples et leur dit :

- Ainsi quand vous discutez les uns avec les autres, ne laissez par vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas les mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez pas le chemin du retour…

Sagesse hindoue

La colère....un conte Indien par Marie
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